Boycotter Macron entre 20h et 21h le 17 avril, un message fort, le seul significatif?

Lundi 17 avril 2023 à 20h, Emmanuel Macron, pressé de passer à autre chose, s'adressera à la France, aux français, à tous ceux qu'il appelle ses chers compatriotes.

Compatriotes qu'il ne voit trop manifestement que comme des subordonnés.
Il se targue d'être le chef de ce qu'il nomme une start-up nation, et affiche avec fierté toutes les caractéristiques de ce qui'il pense être un manager moderne, efficace, courageux, etc. 

De ces managers qui surtout pratiquent avec entrain un management toxique, en accumulant les injonctions contradictoires, manipulatoires, souvent attribuées à de la perversion narcissique.

Injonction contradictoire, la prétention d'offrir le dialogue, qui finalement se résume à le président cause, le bon peuple écoute. Par exemple dans le Grand Débat, le si bien nommé, qui lui a surtout permis de discourir pendant des heures sans quasiment s'arrêter.

Manipulatoire, l'affirmation de recourir à la concertation, qui se résume à demander de faire des propositions, et toutes les rejeter, jusqu'à ce qu'enfin l'une d'elle correspond à ce qu'il attendait.
Si vous n'avez jamais eu un chef qui vous demande votre avis et rejette tout jusqu'à ce qu'enfin vous trouviez ce qu'il voulait obtenir dès le début, maintenant, vous savez.
Quand c'est le chef, c'est déjà énervant, et on voudrait juste qu'il nous dise tout de suite ce qu'il veut, au lieu de perdre notre temps, et en plus faire semblant que ce n'est pas son choix, mais le résultat d'une expression concertée.
De la part du président, qui n'est pas mon chef, c'est juste exaspérant, et je plains sincèrement ceux qui ont participé avec confiance à la convention citoyenne pour le climat.

Perversion narcissique, cette propension à tout ramener à soi, pratiquer la violence et la brutalité, pour venir ensuite se repentir faussement en prétendant qu'il a changé, qu'il va proposer de nouvelles méthodes, et enfin écouter, etc... Et bien sûr n'en rien faire et revenir à ses attitudes habituelles dès le calme revenu.

Tout cela cumulé dessine un paysage qui serait facile à dépeindre si le pays était une entreprise, et lui son manager.
Le président directeur général a envers l'entreprise France un comportement qui est qualifiable de harcélement.
Et face à un harceleur, il n'y a que deux possibilités, obtenir qu'il soit sanctionné par sa hiérarchie, ou partir.
 

Pour ce qui est de la hiérarchie, c'est pas gagné. Il y a bien l'article 7 de la Constitution, mais tous ceux qui l'ont étudié vous diront que en fait, ça ne peut pas se faire.
Partir, ben... oui, mais où? Et bien si, il reste ce qui est qualifié dans l'entreprise de démission silencieuse. On part, sans rien dire, on reste dans son coin, on ne participe plus.

Et c'est bien ce qui est en train d'arriver à ce pays. Il y a ceux qui gueulent encore, et ceux qui ont laissé tomber.

Et finalement, quelle que soit la martingale que va tenter de sortir le magicien de son chapeau, c'est peut être la seule réponse qui vaille, lui montrer qu'on a compris qui il est et qu'on ne le croit plus, du tout.

Et donc, comme ceux qui votent avec leur pieds, voter avec sa télécommande. Eteindre la télé, ou trouver une chaîne sur laquelle il n'est pas.

Bien sûr, malgré quelques appels au boycott de ci de la, il ne faut se faire guère d'illusion, il y aura encore beaucoup trop de gens accrochés à ses tours fatigués et même si la magie n'est plus la, le tour de piste fonctionnera. 

Si demain la moitié du public éteignait son poste entre 20h et 21h, et l'autre moitié cherchait une chaîne où il n'apparaît pas, le message de rejet serait fort, mais qui pour y croire?

En tout cas, vous, je sais pas, mais moi, lundi soir, je ferai tout pour ne pas le voir, et encore moins l'entendre.

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